Kinolu

KINOLU : La course à la mort de l'an 2000

Petit budget, grosse distribution

Contextualisation

Affiches du film Les seigneurs de la route / La course à la mort de l'an 2000Dans l'anthologie Après… La guerre atomique de 1965 de Charles Nuetzel, on trouve la nouvelle Le Pilote, écrite par Ib Melchior. Cette nouvelle dépeint l’idée d’une Amérique futuriste où les dérives du sport et la passion des Américains pour la télé-réalité ne font plus qu’un. 5 ans plus tard, Paul Bartel réalise, en collaboration avec l’auteur, un film inspiré de sa nouvelle. Intitulé Death Race 2000 (La Course à la mort de l’an 2000 en VF), le film se voit aussi donner le nom des Seigneurs de la route. Cette année-là, le monde du cinéma accueille également sur le grand écran le deuxième film de Steven Spielberg : Les Dents de la mer.

Doté d’un budget assez faible, le film s’offre tout de même 2 grands acteurs pour ses rôles principaux. On pourra donc retrouver David Carradine dans le rôle de Frankenstein et Sylvester Stallone dans celui de Machine Gun Joe Viterbo (Mitraillette Joe Viterbo en VF). À noter tout de même que Sylvester Stallone participe à l’écriture de certains dialogues du film.

Le film

Voitures du filmDans une société futuriste, le sport national est une course de voitures où les points se mesurent au nombre de passants écrasés. (Allociné)

Comme son titre l’indique, le film se déroule en 2000, soit 25 ans après la date de sa sortie. On y assiste à la célèbre Course à la mort. Cette course, désormais sport national des États-Unis d’Amérique, n’est pas qu’une simple course de voitures. En effet, le but de cette course est de traverser d’Est en Ouest les États-Unis. Le vainqueur de cette course n’étant pas forcément celui qui passe la ligne d’arrivée en premier, mais celui qui aura marqué le plus de point.

Comment marquer des points ? C’est simple. Il suffit aux coureurs de tuer des gens. Le type de personne tuée influe sur le nombre de points. Ainsi, les personnes de moins de 12 ans rapportent 70 points, les adolescents 40 points et les personnes de plus de 75 ans valent 100 points chacun. Pour le reste, l’âge de la personne tuée équivaut au nombre de point rapporté.%. Le genre de la personne influe lui aussi sur le nombre de points remportés : en toute circonstance, les femmes rapportent 10 points de plus que les hommes. 

Réalisé en 1975, on y retrouve certains travers de la société de l’époque, notamment la place des femmes dans le couple ou le souvenir encore marquant du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale.

Ce que l’on retient

Affiche promotionnelle Franfenstein - David CarradineAvec un peu plus d’un million d’entrées comptabilisé en France à sa sortie, La course à la mort de l’an 2000 est assez bien accueilli par le public. Cependant, ce film à petit budget (300 000 $) a très mal vieilli. Avec les mœurs actuelles, ce film est trop long de 84 minutes pour les détracteurs d'inégalités. Sexisme, racisme, discrimination, apologie de la violence… Tout dans ce film est là pour vous donner l’envie de passer à un autre. Sans compter un David Carradine très mou et vide dans le rôle principale, la réussite et la renommée de ce film n’a pas dépassé les années 80.

La Course à la mort de l'an 2000 se présentait comme une science fiction futuriste faisant l'apologie d'une Amérique où les moeurs de la télé-réalité et le goût de la violence pour l'être humain ont fini par fusionner. Partant avec un bon potentiel, le film s'écrase en devenant une sorte de parodie de la sécurité routière.

Bien que l'époque peut jouer en sa faveur, ou défaveur, il faut faire face ici à des décors en cartons, des scènes surjouées par des acteurs plus ou moins présent et une intrigue pas réellement en place. Le réalisateur nous présente ses personnages, le but du film et voila.

Après cette présentation faite, le film n'a plus ni queue ni tête et nous observons, sans vraiment beaucoup d'envie, David Carradine suivre la route et Sylvester Stallone maltraiter sa co-pilote. Ajoutez à cela quelques apparitions de corps dénudé (visiblement courant à l'époque) et l'on obtient un joli navet. Le tout évidemment accompagné d'un commentateur en voix off qui ferait passer une tonte de pelouse pour l'événement de l'année.

L’un des seul bon point que je trouve à ce film (hormis un Sylvester Stallone fidèle à lui-même) c’est qu’il me permet de vous introduire à la critique d’un de mes films préférés : Death Race.

Sources : Wikipédia, Allociné, SensCritique, àVoiràLire, Télérama, Écran Large, nooSFere, Nutrimuscle, Intergalactiques, Box Office Story,

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