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KINOLU : Rasta Rockett

« Le pays de la glace ?! »

Contextualisation

Affiche du film Rasta Rockett en VFCool Running, ou Rasta Rockett en français, est une comédie sportive s’inspirant de l’histoire vraie de « la première équipe de bobsleigh de la Jamaïque » sorti le 1er Octobre 1993. Cette équipe participa aux Jeux olympiques d’hiver de 1988 à Calgary (Canada). À noter qu’avant 1994, les Jeux olympiques d’Hiver ont lieu la même année que ceux d’été. 

Cette année-là, le cinéma voit l’arrivée du premier opus de Jurassic Park, par Steven Spielberg, et des Visiteurs de Jean-Mari Poiré (mes goûts personnels vous conseillent aussi L’Étrange Noël de M. Jack sorti lui aussi en 1993 et réalisé par Henri Selick). Bien que le film sort en plein essor des effets spéciaux numériques, Cool Running reste un film simple sans effets ni incursions numériques.

Pour en revenir à notre film, Cool Running est réalisé par Jon Turteltaub, également réalisateur de Benjamin Gates et le Trésor des Templiers en 2004, Benjamin Gates et le livre des secrets en 2008, ainsi que L’Apprenti Sorcier en 2010 (tous trois avec Nicolas Cage). C’est ici l’occasion de retrouver Leon (Derice Bannock), John Candy (Irving 'Irv' Blitzer, décédé en Mars 1994, soit 1 mois avant la sortie du film en France), Doug E. Doug (Sanka Coffie), Malik Yoba (Yul Brenner) et Rawle D. Lewis (Junior Bevil) dans les rôles d’une équipe de bobsleigh originaire de la Jamaïque. À cette époque, leurs origines et leur couleur de peau ne jouent pas en leur faveur et ils vont devoir jouer bien plus que des coudes pour obtenir le respect des autres concurrents.

 

Le film

Leon Robinson, Rawle D. Lewis, Malik Yoba et Doug E. DougL'histoire véridique de quatre Jamaïcains qui ont un rêve fou : obtenir une médaille d'or dans une discipline olympique qui leur est totalement inconnue et impossible à pratiquer chez eux : le bobsleigh ! (Allociné)

« Sanka t’es mort ? », « Un type fier ! Un type fort ! Un type qui peut être très très méchant quand il a la haine et qu’il n’accepte pas qu’on lui marche sur les pieds », « Balance man ! Cadence Man ! Trace la glace ! C’est le bob-Man ! Cool Rasta ! », « Bonjour sa sainteté, c’est l’heure de la distribution de baffe ! »... Il y a tellement de répliques cultes dans ce film qu’il serait impossible toutes les citer (ou alors il faudrait que je réécrive le script, mais j’aurai sûrement des problèmes de droits). 

Entre Derice, voulant réaliser son rêve de participer aux Jeux olympiques, Sanka, « le plus grand coureur de Push Car de toute la Jamaïque », Yule, « la boule à zéro » prêt à tout pour devenir célèbre et vivre « dans ce château en Angleterre » et Junior, le « fils à papa » manquant grandement d’assurance, c’est une drôle d’équipe qui s’en va concourir dans « un sport d’hiver » venu tout droit du « pays de la glace ». C’est ici une grande histoire « de Paix et de Fraternité » qui s’offre à nous. 

Produit par Walt Disney et surmontée d’une excellente bande son par le célèbre Hans Zimmer, Rasta Rockett vous promet avant même de le commencer de passer un agréable moment. Riche en émotion, entre rires et larmes, amour et fraternité… C'est un plaisir total du début à la fin ! À regarder et à re-regarder encore, il aborde de nombreux sujets : sport et espoir, compétition et respect, volonté et objectif… Une aventure hilarante entre l’île de la Jamaïque et Calgary au Canada, on ne s’en lasse pas !

Il faut aussi penser à noter qu’une scène a été coupé depuis la sortie du film. Dans cette scène, on y voit le coureur de l’Allemagne de l’Est Josef Grool (interprété par Peter Outerbridge) saboter le bobsleigh jamaïcain. Pour ceux qui s’étaient toujours posé la question, vous avez désormais votre réponse.

 

Ce que l’on retient

Malik Yoba, Rawle D. Lewis, John Candy, Doug E. Doug et Leon RobinsonAvec plus de 150 millions de dollars au box-office et un très bon accueil du public, Cool Running s’est aisément hissé dans la liste des comédies les plus populaires des années 90. Aujourd’hui, le film est toujours classé dans les 300 meilleures comédies du 7e art (selon AlloCiné).

Bien que le film prend certaines libertés au regard de la véritable histoire (je vous invite à lire ce très bon article Wikipédia si l'histoire d’origine vous intéresse), un clin d’oeil est adressé aux 4 bobbers originaux dans la scène de la chute. En effet, cette scène est le véritable enregistrement des Jeux Olympiques de 1988. Même si les jamaïcains retentent leur chance aux jeux suivant, ils sont toujours rentrés bredouille de médaille dans ce sport.

Saluons ici l’incroyable travail du réalisateur Jon Turteltaub qui, en s’inspirant d’une histoire vraie pas si drôle que ça, réalise un comédie pleine d’humour qui n’a pas pris une seule ride en plus de 20 ans. Turteltaub se base ici sur 3 valeurs majeure du cinéma pour faire passer un message fort sur le racisme : l'humour, le sport et la musique.

L'humour, tout d'abord, est, ici, la plus simple possible. Les blagues sont directes, par de second ni de 36e degré. Lorsqu'un personnage fait un blague ou se retrouve dans un situation particulièrement comique, le spectateur n'a pas a réfléchir et le rire vient de lui même. Pas de place à la réflexion ici, seulement la joie et le plaisir de passer un agréable moment. Je connais même des personnes qui ont dû revoir le film une deuxième fois pour tout entendre tellement les personnes assises à coté riaient fort.

Ensuite, le sport. Le sport est une valeur de vie qui rassemble les Hommes depuis des siècles. Suivre une compétition sportive est aussi haletant que de suivre un bon film ou une série à suspense. Les questions de savoir qui va l'emporter, qui créera la surprise, qui terminera dernier... ont parfaitement leur place ici et le réalisateur le ancre sans problème dans ses péripéties. Il faut aussi ajouter à cela l'ambiance et les décors du film. Ces 2 derniers sont là pour nous immerger dans les jeux olympiques de l'époque et c'est chose réussi puisque le film a été réalisé sur le site même des jeux de Calgary.

Et enfin, la musique. Et quelle musique ! Dans ce film c'est un pilier phare. Que ce soit dès les premières notes qui donnent le ton et le rythme du film, que les magnifiques chansons de Sanka tout au long du film, le spectateur est sans cesse en train de se dandiner et de s'imaginer sur les plages jamaïcaines. La musique à 2 rôles ici. Le premier est de rythmé le film, de lui donner un arrière plan et de soutenir les scènes émotionnelles. Le second est donner une ambiance générale au film, une ambiance de fête, de joie, de repos et de légèreté. Une ambiance Rasta !

Petit aveu, je regarde ce film en entre 5 et 10 fois par an sans jamais m’en lasser.

Sources : Wikipédia, Allociné, SensCritique, Springfeild.tv, Télé Star, Disney Planet, BBC One,

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