Kinolu

KINOLU : L'Apprenti sorcier

De Dragon Ball à Fantasia, en passant par Star Wars et Harry Potter

Contextualisation

Affiche du film

En 2010, 3 mois avant la sortie de la première partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort, le monde du cinéma fait place à d'autre puissants sorciers. Réalisé par Jon Turteltaub, ce film de 105 minutes est tiré d'une des scènes (8 minutes) les plus mythiques du merveilleux monde de Walt Disney et qui rendra le personnage de Mickey célèbre : l'apprenti sorcier de Fantasia.

Voulant surfer sur la vague des blockbuster magiques initiée par Harry Potter, Disney fait appel à des valeurs sûres pour produire son film de l'été avec principalement Jerry Buckheimer (producteur de la saga Pirates des Caraïbes). Avec plus de 150 millions de dollars de budget et un réalisateur parfaitement dans son milieu (notamment après avoir réalisé Benjamin Gates et le Trésor des Templiers en 2004 et Benjamin Gates et le livre des secrets en 2007), Disney s'attend à de grands résultats.

Et qui de mieux pour un blockbuster d'été que Nicolas Cage ? L'acteur de légende signe ici son 61e rôle. Parfaitement ancré dans le type de personnage que Turteltaub veut lui faire jouer, Cage remplit, ici, totalement son travail et avec brio. Quand aux autres membres du casting, l'équipe s'agrandit avec notamment Alfred Molina, expert dans les rôles "du méchant", Monica Bellucci, pas habitué à l'univers des superproductions de blockbuster, et Jay Baruchel, superbement taillé pour le personnage principal.

À noter que Nicolas Cage signe également sa 3e collaboration avec le réalisateur en temps qu'acteur et qu'il participe non seulement à l'écriture (il est à l'origine de l'idée du film), mais aussi à la production du film.

Le film

Nicolas Cage & Jay Bachurel

Balthazar Blake est un grand sorcier vivant de nos jours à Manhattan. Il tente de défendre la ville contre son ennemi juré, Maxim Horvath. Balthazar ne pouvant y arriver seul, il engage alors - un peu malgré lui - Dave Stutler, un garçon apparemment ordinaire qui a pourtant un vrai potentiel, pour devenir son apprenti. Le sorcier donne à son apprenti réticent un cours express sur l’art et la science de la magie, et ensemble, ces deux associés improbables vont tenter de stopper les forces des ténèbres. Il faudra à Dave tout son courage, et même davantage, pour survivre à sa formation, sauver la ville et embrasser la fille qu’il aime… (Allociné)

Le scénario du film n'est pas son atout phare. Au contraire, c'est l'une de principales sources de critiques. En effet, le scénario de L'Apprenti sorcier est, il faut le dire, dépourvu d'originalité. Un enfant entre "comme par hasard" dans une boutique tenu par l'ancien élève de Merlin qui cherche son successeur. Et "comme par hasard", cet enfant est le seul héritier qui existe sur terre. S'ensuivent de nombreuses péripéties durant lesquels le méchant veut simplement conquérir le monde, le héros (geek) veut embrasser la fille qui lui plaît, et le maître veut sauver son apprenti et le faire devenir plus fort que lui. Le tout, évidemment, dans la seule et unique ville de New York. Ce sont, ici, les grosses lignes du scénario, et je vous invite à faire une rapide recherche sur internet pour avoir plus de détails, vous trouverez sans soucis.

Mais l'intérêt du film ne réside pas là ! Récompensé pour ses effets visuels, Jon Turteltaub réalise ici un film d'action bourré d'effets spéciaux tous plus impressionnant les uns que les autres (hormis la scène du dragon à Chinatown, exception importante à noter). Avec des scènes de combats à couper le souffle, Turteltaub avait ici le potentiel d'une saga à succès, mais l'esprit du film ne s'y prêtait pas. Bourré de clichés monstrueux, le film en joue et en surjoue dans un second degré, parfois lourd, qui peut donner le sourire. Avec un niveau d'humour très bas, les personnages relativisent de répliques à la fois cinglantes et plates.

L'autre intérêt majeur du film est le nombre assez impressionnant de références qui y sont faites. Pour n'en citer que quelques-unes j'aimerais mettre en lumière Nicolas Cage qui reproduit un Kamehameha tout droit sorti de Dragon Ball, Alfred Molina se moquant des pouvoirs psychiques des Jedis de Star Wars, Jay Bachurel reproduisant Mickey dans Fantasia et plusieurs autres petites références au monde de Harry Potter.

Pour ajouter une petite comparaison entre ce dernier et l'univers magique du film, alors que le monde de J.K.Rowling vit avec la magie sans trop se soucier de son origine, L'Apprenti sorcier tente de lui donner une explication rationnelle et scientifique qui donne un cachet plus proche de la réalité au film.

Ce que l'on retient

Sous-sol où sera reproduit FantasiaAccueilli par des critiques très éparses, les unes dénonçant son scénario inintéressant et les autres applaudissant ses effets visuels ahurissants, L'Apprenti sorcier n' pas vraiment réussi à se faire une place dans le monde du cinéma. Vu par beaucoup, mais oublié rapidement, il accueillera tout de même un peu plus de 1.5 millions de personnes en France et engrangera 200 millions de dollars de recette à l'internationale (pour un budget initial de 150 millions de dollars).

Bien que beaucoup auront vu ce film sans lui accorder beaucoup d'égard dès la sortie de la salle, il s'insère sans problème dans le genre des blockbusters d'été dont on peut facilement l'affubler : scénario simple, casting impressionnant, effets visuels hors du commun.

À l'image de cette conclusion, il n'y a pas vraiment grand chose à retenir de ce film même si je m'accorde à dire, en cohérence avec le nombre astronomique de critique que j'ai pu lire sur ce film, que même s'il parait mauvais au premiers abords, on passe tout de même un bon moment devant L'Apprenti sorcier si on met un peu de coté le scénario et que l'on profite des effets spéciaux qui sont tout simplement magnifiques. Et bien que cette critique puisse faire penser le contraire, je n'ai absolument pas été déçu et j'ai même passé une très bonne soirée devant ce film.

Sources : Wikipédia, Allociné, Film de Culte, Première, Critikat, Purebreak, Les Mondes Etranges, Critique Film, Cinoche.com, Chronique Disney,

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