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KINOLU : Benjamin Gates et le Trésor des Templiers

Où se situe la limite entre réalité et fiction ?

Contextualisation

Affiche du film« L'aventure a un nouveau visage »

Voici l'accroche donnée au film, une accroche qui fait directement référence à Indiana Jones et le temple maudit, qui avait lui-même pour accroche « Depuis Les aventuriers de l’arche perdue, l’aventure a un nom : Indiana Jones ».

Réalisé en 2004 par Jon Turteltaub et produit par Jerry Bruckeimer (Pirates des Caraïbes), Benjamin Gates se veut le renouveau du film d'aventure chez Disney. L'objectif étant, ici, de sortir du cercle des films enfantins de la société de production aux grandes oreilles, et de s'attaquer à des films pouvant toucher un public beaucoup plus large. Disney rappelle donc Turteltaub pour mener à bien le projet, lui qui a déjà travaillé pour Disney avec l'excellent Rasta Rockett, sorti en 1993.

Le film, National Treasure en VO, se base sur l'idée qu'un chercheur de trésor volerait la Déclaration d'Indépendance (trésor national aux États-Unis) dans le but de la protéger. Ce document célèbre refermerait alors les secrets pour découvrir un trésor sans nom. Il intègre par la suite divers éléments réels pour donner un cachet de réalisme dans sa fiction (le billet de 1 $, l'ordre des templiers, la Franc-maçonnerie...).

Turteltaub s'entoure ici d'acteurs plus ou moins renommés pour répondre à la demande de Disney. Parmi eux, on retrouve notamment Nicolas Cage, Justin Bartha, Diane Kruger et Sean Bean. À noter que ces 2 derniers se retrouvent après la sortie du film Troie plus tôt cette année-là, dans lequel ils jouent respectivement Hélène de Troie et Ulysse.

Le film

Diane Kruger, Nicolas Cage, Justin BarthaBenjamin Gates est obsédé depuis son plus jeune âge par la découverte du fabuleux trésor des Templiers, une quête qui hante sa famille depuis des générations. Pour l'heure, il pense avoir fait un pas décisif en retrouvant l'épave de la «Good Charlotte», ensevelie sous la banquise. A bord, un nouvel indice lui fait comprendre qu'un message caché figure au dos de la Déclaration d'indépendance des États-Unis. C'est le moment que choisit son mécène, Ian Howe, pour le trahir. Car celui-ci n'a pas l'intention de partager le trésor. Miraculeusement rescapés, Benjamin et son meilleur ami, Riley Poole, regagnent Washington pour prévenir les autorités que Howe s'apprête à dérober le précieux document. (Télé Star)

Tout au long du film, on est marqué par le niveau impressionnant des décors. En effet, voulant accentuer le cachet "réaliste" de son film, Turteltaub met tout en oeuvre pour tourner ses scènes dans de vrais lieux : le Capitol, le Lincoln Mémorial, la Bibliothèque du Congrès, l'Independance Hal... Seule la Bibliothèque des Archives Nationales devra être reproduite, puisqu'elle subissait malheureusement des travaux au moment du tournage. L'équipe réalise aussi d'importantes constructions pour réaliser des décors tel que celui du puits menant à la chambre du trésor.

Afin de rendre son personnage principal et l'ambiance générale de son film encore plus convaincants, Jon Turteltaub fait intégrer à l'équipe plusieurs chasseurs de trésors. Parmi eux, des cryptographes et des casseurs de codes qui travailleront dans la réalisation d'énigme que devra résoudre Benjamin Gates. Des experts en stratégie criminelle ont également participé au film pour aider à écrire les scènes du cambriolage de la Déclaration d'Indépendance afin de la rendre plus crédible.

Ce que l'on retient

Décor impressionnant du puits menant à la chambre du trésor

Ayant connu un assez bon succès aux États-Unis, le film récolte plus de 170 millions de dollars sur le sol américain. Il récoltera la même somme sur le reste de la planète. Avec près de 350 millions de dollars de recette, le film rentre parfaitement dans les clous puisqu'il n'aura fallu que 100 millions de dollars de production. En France, c'est un accueil plus mitigé que le film reçoit. Les critiques sont assez disparates et le film ne dépassera pas la troisième position du box-office pendant les 2 semaines qui suivirent sa sortie. C'est, tout de même, au total pas moins de 1 500 000 entrées qu'il récoltera dans l'hexagone au bout de 10 semaines à l'affiche.

À noter quand même que, avec cette ouverture de Disney aux films d'aventures et d'énigmes, Benjamin Gates ouvre la porte au film Da Vinci Code, sorti en 2006 par Ron Howard. Le "succès" de ce dernier entachera malheureusement l'excitation du public pour la suite de Benjamin Gates en 2007 : Benjamin Gates et le livre des secrets.

Pour faire un point général sur les critiques du film, la majorité des mauvaises critiques qu'il reçoit argumentent sur le fait que l'intrigue du scénario : trouver le trésor, est trop omniprésente. Cet objectif devient plus important que les personnages eux-mêmes, il en devient même un personnage central du film. Mais cet argument est aussi utilisé dans l'autre sens puisqu'il permet au film de suivre une ligne directrice fixe, et fixée, qui lui permet d'éviter de partir sur la franc-maçonnerie ou les origines de ses personnages par exemple.

J'aimerais ici ajouter une note plus personnel sur le réalisateur Jon Turteltaub. Je lis nombre de critiques le dénonçant comme un mauvais, voir très mauvais réalisateur. Je me permets, ici, de lui rendre justice en prenant comme exemple Rasta Rockett, qui est plus qu'excellent. De plus, dans l'intégralité de sa filmographie, Turteltaub reste fidèle à sa manière de réaliser un film : décors réels, personnages attachants, objectif personnifié... Même son goût pour les facilités de scénarios colle avec son personnage et aux films qu'il réalise. Il est injuste de critiquer un réaliteur fidèle à lui même, Turteltaub nous prouve juste tout au long de sa filmographie qu'il a une façon de travailler bien à lui, qu'il s'en tient et qu'il le fait bien.

Sources : Wikipédia, Allociné, Film de Culte, Première, Télé Star, Disney Planet, Chronique Disney, Abus de Ciné, Fais pas Genre,

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