Kinolu

KINOLU : Astérix et Obélix contre César

« Obélus ! Par Toutatis, redeviens Obélix ! »

Contextualisation

Affiche du film Astérix et Obélix contre CésarEn 1959, le scénariste français René Goscinny et le dessinateur français Albert Uderzo s’associe pour écrire les premières cases de la bande dessinée, Astérix. Cette bande dessinée met en scène les aventures des gaulois Astérix et Obélix ainsi que leur chien Idéfix en 50 avant Jésus-Christ en pleine guerre des gaules.

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Un petit village d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petitbonum. »

Dès 1960, Claude Lelouch imagine l’adaptation des aventures du petit Gaulois au cinéma dans le but de donner de la visibilité à de petits comédiens, mais l’idée tombe rapidement à l’eau. Louis de Funès aussi imagine un projet de cette envergure, mais son souhait d’incarner le rôle phare sans moustache bloque Goscinny et Uderzo dans la concrétisation du projet.

Il faudra donc attendre 1999 pour enfin retrouver Astérix et son univers sur grand écran. Réalisé par Claude Zidi, le film s’inspire de plusieurs albums tel que Le Devin (1972) ou encore Astérix le Gaulois (1961). C’est l’occasion, ici, de retrouver Christian Clavier, propulsé dans le rôle après sa réussite avec celui de Jacquouille la Fripouille dans Les Visiteurs (sorti en 1993 par Jean-Marie Poiré), et Gérard Depardieu dans les rôles principaux.

À noter qu’au moment du choix des acteurs, René Goscinny, Albert Uderzo et les maisons productions signent une clause réservant le rôle d’Obélix à Depardieu.

Le film

Christian Clavier et Gérard DepardieuEn 50 avant Jésus-Christ, les armées de Jules César occupent toute la Gaule... Toute ? Non ! Car quelque part en Armorique, un petit village entouré de camps retranchés romains résiste victorieusement au puissant envahisseur. Au moment où César se prépare à envahir la Bretagne, il apprend que ce village tient en échec ses troupes et refuse de payer son impôt. Il confie alors la mission à Détritus de mater ces gaulois.... (LesGrandsClassiques.fr)

Produit par le trio italo-franco-allemande, le film porte à son casting ces 3 nationalités. Il présente tout de même une majorité d’acteurs français (Christian Clavier, Gérard Depardieu, Jean-Pierre Castaldi…) auquel s’ajoute le couple d’acteurs allemand Marianne Sägebrecht dans le rôle de Bonemine et Gottfried John pour celui de Jules César, ainsi que l’acteur et réalisateur italien Roberto Benigni pour interpréter Jules César.

C’est grâce à différents retard dans la production que l’équipe a pu se voir complété par Christian Clavier, alors sur le tournage de Les Couloirs du temps : Les Visiteurs 2 (sorti en 1998 par Jean-Marie Poiré), et Roberto Benigni qui put finir la réalisation du chef-d’oeuvre La vie est belle (sorti en 1997)

Le film se dote aussi de plusieurs centaines de figurants allemand pour, notamment, les scènes du cirque romain. Cette scène verra aussi la présence de près de 400 animaux.

Ce que l’on retient 

Jean-Pierre Castaldi, Roberto Benigni et Jean-Paul FarreC’est non seulement par la présence de plus de 2 200 personnes sur le tournage (comédiens, figurants, techniciens…), plus de 450 animaux, 21 semaines de tournage et une clause de budget conséquent par Uderzo et Goscinny avec l’actuel maison de production Pathé, que Astérix et Obélix contre César devient, à l’époque, le film français au plus gros budget. Avec un budget de 250 millions de francs (environ 42 millions d’euros), il ne sera dépassé que des années plus tard par son successeur légitime Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (sorti en 2002 par Alain Chabat) avec 50 millions d'euros puis par Astérix aux Jeux olympiques (sorti en 2008 par Frédéric Forestier et Thomas Langmann) avec 78 millions d'euros.

Subissant un accueil plus que moyen par les critiques, le film se hisse tout de même en tête du classement des meilleurs box-office sur le territoire français, avec plus d’un million d’entrées de plus que Star Wars, épisode I : La Menace fantôme.

Souvent dénoncé comme étant un film “pantouflard”, les critiques donnent au film et à Claude Zidi le rôle de premier essai d’adaptation de la célèbre bande dessinée en film. N’innovant pas et restant le plus possible dans sa zone de confort, le film ne convainc pas et sera vite oublié par la presse.

Cependant, j’avance qu’il faut rendre à Zidi ce qui lui appartient : le contexte de première fois après 2 tentatives échouées de Lelouch et de De Funès. Le film de Zidi s’en sort très bien dans son rôle d’adaptation. Il faut garder en tête l’idée de contexte où le lancement d’une nouvelle franchise fait peur aux producteurs. Le film est certes un peu pantouflard, mais reste fidèle aux acquis de la bande dessinée et de ses personnages qui fusionnent sans tâche avec le genre de la comédie française au cinéma.

On retrouvera les aventures d’Astérix et Obélix plus tard cette année-là dans un autre contexte, puisqu’au mois de novembre, la société de création de jeux vidéo Cryo Interactive sort Astérix et Obélix contre César directement tiré du film sur PlayStation 1.
 

Sources : Wikipédia, Allociné, àVoiràLire, Jeuxvidéo.com, Première, LesGrandsClassiques.fr, RTBF, Just Watch,

Ça pourrait vous intéresser